Alopécie et effluvium

Le problème de l’alopécie et de la chute des cheveux (effluvium) préoccupe l’être humain depuis toujours. L’impact social actuel est majeur, motivant des consultations de plus en plus fréquentes.

L’interrogatoire et l’examen clinique sont essentiels pour l’orientation diagnostique d’une alopécie permettant de les classer en alopécie constitutionnelle/acquise, localisée/diffuse, cicatricielle/non cicatricielle.

Une teigne doit être évoquée en priorité chez l’enfant, et un prélèvement mycologique doit être réalisé devant toute alopécie squameuse et/ou pustuleuse, et/ou croûteuse. Celui-ci peut être cependant négatif dans les formes très inflammatoires (kérions). Le traitement général et local doit être débuté sans attendre, et le reste de la famille examiné. L’éviction scolaire est recommandée jusqu’à présentation d’un certificat médical attestant d’une consultation et de la prescription d’un traitement adapté.

L’effluvium télogène, l’alopécie andro-génétique, et la pelade sont les trois principales causes d’alopécie de l’adulte.

L’effluvium télogène est le plus souvent aigu ou subaigu et survient dans les deux à trois mois suivant un accouchement, une fièvre prolongée et élevée, une intervention chirurgicale ou une anesthésie générale, ou tout autre stress intense de l’organisme. La repousse est en général spontanée et totale. Des traitements vitaminiques ou par acides aminés soufrés peuvent aider et surtout rassurer les patients. Un bilan biologique est recommandé au-delà de trois à six mois d’évolution (NFS , ferritinémie et TSH).

L’alopécie androgénétique masculine est génétiquement déterminée et de diagnostic clinique. Chez la femme, une hyperandrogénie doit être recherchée en cas d’association à un hirsutisme, une dysménorrhée ou une acné. Le traitement est purement suspensif, non remboursé, et repose en priorité sur les applications locales de minoxidil.

La pelade est considérée comme une maladie auto-immune. Les formes limitées peuvent être traitées par dermocorticoides et minoxidil topique (hors AMM). Les formes étendues et d’évolution rapide sont à adresser rapidement au spécialiste pour discussion d’un traitement immunosuppresseur (bolus de corticoïdes, méthotrexate hors AMM).

Les alopécies cicatricielles (lupus érythémateux, lichen plan, sclérodermie, tumeurs..) nécessitent une prise en charge spécialisée, avec réalisation d’une biopsie du cuir chevelu.



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